Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 01:56

C'est un un autre monde, un univers parallèle. Elles sont synonymes de départ, de voyage, d'aventure. Des tailles, des décors, des services, des activités différentes pour chacune. Même si la principale, la raison première qui nous fait, nous y arrêter, est toujours le plein, on y trouve tant... J'avoue, pour ma part, avoir une grosse préférence, à les arpenter de nuit; elles sont comme les phares en mer, des points qui attestent d'une présence humaine, au milieu de nulle part, dans le noir. On peut y voir des voitures venues de départements lointains, que l'on a peut-être traversé ou visité et cet instant est comme la madeleine de Proust... Les files de poids lourds et le balai de leurs chauffeurs, qui vont prendre un café, une douche ou 10mn de repos. On croise des gens hagards parfois, frigorifiés, cherchant à remonter au plus vite en voiture. On peut voir des visages, écrasés contre la vitre, endormis malgré le halo de lumière, ou des chiens, au bout de leurs laisses, promenant leurs maîtres pressés. C'est aussi le seul endroit où l'on achète et mange des trucs improbables et chers que l'on ne regarde jamais dans les magasins: comme des twix, des bombons multicolores, bourrés de sucre et de colorants, des paquets de chips de poche, au prix d'un kg n'importe où ailleurs; sans oublier LA bouteille d'eau au prix du pack de 6 et l'incomparable café qui fume dans son gobelet en plastique. Mais ne vous méprenez pas sur mes propos, ils sont sincèrement emprunt de la plus grande tendresse, et resteront, à tout jamais parmi mes meilleurs souvenirs.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Carnet à spirales

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 12:04

J’ai adoré ce film…

L’histoire extraordinaire (au sens premier du mot) d’une jeune fille enceinte, abandonnée par son petit ami dans la ville de Sequoyah, Oklahoma…

 

Pour soutenir sa famille, Kanta travaille dans un atelier de confection à Dacca. Sa mère l’a envoyé à la ville, car elle st l’ainée. L’atelier est dans un bâtiment, ancien, aux normes inexistantes, d’une dizaine d’étages.

 

…Elle finit par s’installer dans le supermarché du coin, dans lequel, elle accouche bientôt…

 

Les employeurs, peu scrupuleux, profitent, avec un intérêt non dissimulé, de cette main d’œuvre économique et facile à contrôler. Kanta a 11 ans, gagne $43 par mois, et sa sœur Sumi, âgée de 8 ans, viendra la rejoindre l’an prochain.

 

…Cet évènement va bouleverser sa vie, elle devient une sorte de célébrité, rencontre une galaxie de personnages, très hétéroclite, qui deviennent sa famille. Mais je n’arrive plus à me souvenir du nom du supermarché…

 

Ce jour-là, une épaisse fumée s’échappe des vitres brisées et le spectacle des pompiers, dépassés par l’ampleur de l’incendie et peu équipés, donne une impression d’inéluctable fatalité. Un rescapé, déclare même qu’il a vu, au moins 50 de ses collègues, sauté par les fenêtres du 10iéme étage, pour échapper aux flammes, car les issues de secours étaient fermées.

Sur le trottoir, une femme prostrée, qui hurle de douleur, tient, tout contre son cœur, un petit corps pantelant et inerte.

Au Bengladesh, le travail des enfants est entretenu, à la fois par la société et les familles et la nécessité de survivre et à la fois par l’inexistence de politiques publiques sociales.

Pourtant le Bengladesh, n’est qu’une partie de la zone Asie-Pacifique, qui elle, comptabilise, 60% du total mondial des enfants travailleurs.

Enfants qui travaillent dans des usines textiles, afin que NOUS, achetions de moins en moins cher, nos vêtements chez Tesco, H&M, Zara, Carrefour, Gap, Metro et… Ah ! J’ai fini par retrouver le nom du supermarché : Wal-Mart.

Le slogan de cette firme est : Economisez plus. Vivez mieux !

Son chiffre d’affaires en 2010 était de $421 849 Milliards, le PIB du Bengladesh, lui, est de $56 844 Millions. Wal-Mart est le parfait exemple pour étudier les conséquences sociales et économiques du l’ultra-libéralisme. Il est difficile, sans doute inimaginable, pour chacun d’entre nous de penser que notre désir d’avoir, et à des prix toujours plus bas, nos marques préférées, puisse avoir un effet sur l’infinie volonté d’enrichissement de Sam Walton et de ses semblables, puisse avoir des conséquences sur les vies de Kanta et Sumi, à plus de 8000 Km de nos rues.

Ce doit être cela, l’effet papillon.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Humeurs - Communauté : FORUM LIBRE EXPRESSION

Table de chevet

Voilà un post qui n'évoluera pas à grande vitesse...

Livre du moment :

Volume 9 de L'Histoire de France de J.Michelet.

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés