Dimanche 5 juillet 2009
 

J'ai vu les petits murets, couches successives de pierres sèches. Cette même pierre dont sont faites les maisons, par ici. Des maisons aux toits qui descendent si bas qu'ils pourraient toucher le sol; à la manière des enfants qui l'hiver venu, enfoncent leurs bonnets jusqu'aux oreilles.

J'ai vu ces murets, trop bas pour dissuader les étrangers. Peut-être sont-ils des ornements, ou simplement une limite, à la manière d'un bocage, entre ces carrés, verts et tondus d'hier.

J'ai vu sur ces prés, des brebis et des chevaux.

J'ai vu, aux devantures des maisons, les tonnelles couvertes de vignes sauvages. Et sous ces abris naturels, des fauteuils en rotin, une table basse; le chat qui ronronne sur un coussin, 2 tasses, une théière fumante. Sur la table, aussi, une faïence de Moustiers, dedans quelques branches sèches d'herbe aux écus.

Plus loin, j'ai vu un noyer au tronc noueux. L'arbre, plusieurs fois séculaires, ombrage une petite place, de ses multiples rameaux et caresse un banc public. Des pigeons font les cents pas et picorent les graviers. Des moineaux s'ébrouent dans la vasque d'une fontaine.

J'ai vu les petites rues qui montent et qui descendent, en lacets, traversant, à leur guise, la petite ville. Elles ont certainement décidé, elles-mêmes, de leur tracé, aucun ingénieur des Ponts-et-Chaussées n'en aurait dessiné un identique, si peu respectueux de la logique urbaine.

J'ai vu, à perte de vue, les monts et les vaux, tel un chemin de ronde, érigé par la nature, tout autour de la petite ville.

J'ai vu une marchande de pains, une boutique aux rideaux fanés, dans une façade tout en bois; à côté, j'ai vu un petit bureau de poste, avec une seule porte, une seule fenêtre et sans doute un seul employé pour un seul guichet.

Puis j'ai vu un panneau, rectangle, barré de rouge, dessus, il y avait un nom en bleu. Ce panneau sonnait la fin de mon voyage à travers un autre univers. Un univers plus lent, de ces lieux où l'on a pas besoin de se retourner pour retrouver son passé, parce que j'ai vu un endroit qui existe par ses racines mêmes.

Par Gwailir - Publié dans : Chroniques terriennes - Communauté : Pays cathare et occitanie
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Texte libre

06/11/07

Un stop n'est pas un cedez-le-passage ! Conseil, malheureux, du jour.

08/11/07

J'ai pas pu avoir rendez-vous chez l'esthéticienne à l'heure que je préférais; nous ne pourrons pas aller au ski, cette année, trop cher, nous devrons nous rabattre sur un séjour en Tunisie; Y'a jamais rien à la télé le soir, avec la redevance qu'ils nous font payer...

Souhaitons les avoir, encore longtemps, nos problèmes d'occidentaux bien nourris!

19/11/07

Même plus de temps à consacrer à autre chose qu'au boulot ! Je suis fatigué dans ma tête.

30/11/07

Encore une journée pour les fourbes! Et il pense que je ne le vois pas avancer, tous feux allumés. Pauvre tâche!

02/12/07

A l'abri derrière ces fenêtres, je n'ai de comptes à rendre qu'aux seuls miroirs.

10/12/07

Aujourd'hui, je repensai à François Béranger.

08/08/2008, 20H08
La planète s'ennivre de fumées multicolores, de faux messages universels, pendant que les bottes étouffent des cris, écrasent de l'humain.

19/08/2008

Je hais ceux qui utilisent, à tort, les places réservées, pour handicapés, sur les parkings de centres commerciaux. Et plus particulièrement les vieux, si prompts à critiquer la jeunesse qui est impolie de nos jours; la vieillesse n'est pas une maladie et encore moins un handicap, ni même un droit à ne rien respecter.

Souvent ils ont de grosses et belles voitures neuves, achetées grâce à la vente de parcelles, héritage ancestral d'années d'unions consanguines. Ils n'ont pas ce droit !!!!

Je ne suis ni jeune, ni handicapé, seulement citoyen.

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