Votre vol suit la route, en bas, celle des trolls, elle mène à Geiranger ; la vue est indescriptible, tout le long des falaises abruptes du fjord, il y a toutes ces hyttes, les innombrables maisons colorées et l’église en bois debout dans la petite ville. Plusieurs passages en cercles au-dessus du voile de la mariée, pour s’ imprégner de la beauté magique du lieu. Rencontre avec des macareux.
L’immense étendue de mer, en dessous, prend fin ; un dernier effort, un moment de portance. Votre ombre passe sur un mur, très long, écroulé par endroits, parfois totalement disparu.
Un léger piquet, pour mieux humer l’odeur humide des bruyères, des fougères et des ajoncs ; puis profitant de la paroi rocheuse, utilisation du courant ascendant pour remonter, frôler les ruines de l’observatoire au sommet du Ben Nevis et déboucher sur le spectacle grandiose du Glen More et de ses lacs profonds.
Le soir commence à tomber, à l’arrivée sur les rives du lac Kylemore, le voyage est loin de son terme, repos dans la forêt de landes du Connemara.
Le lendemain, de nouveau l’eau ! Omniprésente, unique ; loin des terres, elle n’offre que lutte et dangers à ceux qui s’y aventurent. Au passage sur les côtes déchirées, rencontres avec des guillemots de troïl.
Après un long, un très long moment, découverte d’une terre, entourée de plages de sable, survole d’une ville, elle semble d’un autre temps. Le voyage a été fatiguant, nouvelle pause. La forêt d’érables et de sapins, en vue, conviendra. De ce perchoir, on aperçoit une maison magnifique, en bois, verte et blanche, un panneau sur le portillon indique :Green gables. Là vous entamerez une conversation avec des pluviers siffleurs et des grands hérons.
Le vent s’est levé, il faut profiter de ce camarade ; à nouveau de l’eau, mais ce n’est qu’un bras de mer, vite dépassé. Ce sont alors des arbres à perte vue, comme une mer, des rivières bruyantes, des lacs aux surfaces immobiles tels des miroirs. Au loin, un piton gigantesque, paradis des grimpeurs, mais aussi témoin de notre science. Un temps est consacré à jouer avec les courants le long de la Tour de la fleur de lotus et à échanger avec quelques oies des neiges, grues du Canada et autres Aigles royaux ; c’est à regrets qu’il faut quitter Logan mountains.
Longeant la côte, Tofino est en vue, puis Victoria, là de grands cétacés ont établi leur résidence et font des « représentations » pour les touristes en zodiac.
Il est temps de laisser les majestueux cétacés ; il faut à nouveau effectuer un vol transcontinental, survol du Montana, des 2 Dakota, du Minnesota puis du Wisconsin, quasiment toute la wheat belt. Nouveau rendez-vous avec des merveilles de la nature, toute cette partie du vol doit se faire en portance, tout en bas, les grands lacs :Michigan, Huron, Erié et Ontario. Prêtez une oreille attentive aux chants magnifiques des grives de Bicknell, des viréos ou encore des jaseurs d’Amérique.
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Enfin, devant vos yeux, le cœur du nouveau monde ! Le plus grand parc d’exposition de gratte-ciels au monde, la ville où naissent les modes, les courants, où se nouent les conflits planétaires, un melting pot multiethnique où grouillent plus de 7 millions de bipèdes.
L’entrée sur la ville suspendue par ses ponts, entre l’Hudson et l’East river, se fait en survolant un immense parc rectangulaire, le poumon, artificiel, de la ville. Des lignes droites parallèles et perpendiculaires qui se coupent en angles droits forme le réseau des rues. Rondes de tournoiements pour ceux qui le désirent, je pense plus particulièrement à nos amis rapaces, autour du sommet du, hélas de nouveau, plus haut immeuble de la ville. Approche de nids de faucons pèlerin tout en haut des immeubles. Ce qui nous amène, après le survol d’une célèbre avenue, embouteillée de limousines aux portes de ses théâtres, à contempler ce que je qualifierai d’horreur sans nom pour nos amis humains ! Un grand carré vide au milieu de tous ces buildings, comme une carrière à ciel ouvert, voyez la croix faite de 2 poutrelles où l’on peut lire « heroes wanted ». Ici, avant, s ‘élevaient 2 bâtiments dont ils étaient tellement fiers.
Fin de la visite de la cité qui ne dort jamais, avec une nuit au sommet de Miss Liberty sur Lyberty Island, vue inouïe.
Le lendemain, nouvelle traversée est ouest du pays, pour rejoindre les côtes pacifiques, avec passage au-dessus de Chicago, Denver et Salt Lake city, pour une ruée vers l’or… La prochaine étape est, en effet, une ville aux reflets dorés et aux milles collines. Entrée par Oakland, suivez le Bay Bridge, il vous déposera à Chinatown, en suivant, la tour dédiée aux hommes du feu. Ici, mêmes nos congénères, telles les hordes de pélicans, vous sembleront différents, peut-être bizarres, on pourrait dire qu’ils ont des couleurs dans la tête et devant les yeux, vous passez sur un quartier célèbre où s’est déroulé voilà presque 40 ans le « Summer of Love » ; puis, c’est une autre curiosité et un petit jeu éducatif pour les plus jeunes ; renforcez votre maîtrise des virages en suivant le tracé de Lombard Street. Pause obligatoire sur l’immense et magnifique pont rouge qui traverse la baie, la pépite de la ville selon moi. Vol digestif au-dessus du Golden Gate Park ; autre quartier, autre mouvement, passage sur Castro ; puis Berkeley, encore un pont magnifique ! Nuitée sur le Rock, en pleine baie, tranquillité garantie.
Songez qu’un jour, cette ville sera une île.
Pour la prochaine destination, nous longeons la côte pacifique ; à ce moment de notre voyage, nous atteignons le but, le sens, le plus, de notre voyage ; je veux parler du morceau de terre qui vit les bipèdes humains les plus proches de nous. Proche au point d’une communion, presque une symbiose. Nous volons vers l’île du culte de l’homme oiseau.
165Km², sans un seul cours d’eau, une place où la vie en commun, dans un respect total, avec la nature est une nécessité pour la survie.
Passage, en compagnie de sternes, au-dessus de l’Ahu Tongariki, alignement surréaliste de 15 moais, puis la carrière de Rano Raraku ; pause et recueil sur la plage d’Anakena, pour la nuit.
Tôt le lendemain matin, survol du pacifique, direction l’île Wellington pour aborder la côte ouest du Chili et les Andes méridionales. On entre sur les terres en volant vers Punta Arenas ; nous y croiserons une importante colonie de nos cousins pingouins. Passage en Argentine, nous atteignons la « Tierra del fuego », Ushuaia, sa capitale est la ville la plus australe du voyage. Extraordinaires instants de vol, portés par des vents violents, au-dessus des fjords et autres lacs.
Retour au Chili, nous volons vers le fameux Cap Horn. Les plus courageux pourront tenter un atterrissage ; 424m de hauteur pour ce rocher coincé entre 2 océans, théâtre de tempêtes furieuses. Rencontres au programme : albatros et pétrels géants.
Retour en arrière jusqu’à Ushuaia pour une nuit de repos sur les bords du canal de Beagle, la traversée du lendemain promet d’être longue.
Le jour pointe, départ pour une très longue traversée ; l’eau de l’Atlantique comme un miroir, à l’infini. Une halte, dans le Table mountain national park, repos bien mérité auprès de manchots, vue imprenable sur le Cap des tempêtes.
Il est temps de reprendre notre marche en avant ; encore, et encore de l’eau, cette fois celle de l’Indien.
Arrivée en vue des superbes plages blanches de Perth ; notez les similitudes de cette ville ultra moderne avec Big Apple : mêmes tours, même parc en zone urbaine. Ici, le plus grand qui soit au monde, pour un parc de centre ville :400 hectares et les fabuleux kookaburras rieurs ainsi que les perruches arc en ciel ; ces derniers vous feront les honneurs de King’s park. Nuit dans une forêt d’eucalyptus géants.
Dés l’aube, et afin d’éviter, au maximum, la terrible chaleur, envol au-dessus du bush ; plus particulièrement le désert de Gibson, fait de dunes de sable fossilisées. Petite course amicale avec les émeus et coup d’œil rapide aux martins-chasseurs à dos de feu. Puis direction Ayers Rock, Uluru pour les aborigènes ; monolithe le plus gros du monde, sacré pour les autochtones ! Jeux de vols le long des parois d’environ 350 mètres ; halte au sommet pour apprécier un superbe coucher de soleil offrant des dégradés de rouge et oranger, côte à côte avec des canaris et des perroquets.
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Le jour suivant, survol du pays continent, en direction de Melbourne, puis le détroit de Bass, pour atteindre l’île patrie du diable et du tigre. Nous longeons la côte ouest jusqu’à ces falaises déchirées et balayées par les westerlies ; humez, le parfum du native laurel, une odeur connue… Admirez les black currawong et les puffins, redoutables d’endurance migratoire ! Nous entrons dans l’une des dernières forêts pluviales tempérée de la planète avec des arbres aussi hauts qu’ils sont rares : des pins huon et des eucalyptus regnan. Nous sommes au cœur de la zone de nature sauvage, classée au patrimoine de l’Unesco.
La pause terminée, envol au-dessus de la mer de Tasman, en direction de Whangarei falls, superbe chute d’eau, rafraîchissement en son pied ; toutes ailes déployées, nous nous dirigeons vers cette immense colonne en forme d’aiguille qui semble vouloir piquer le ciel : point de vue sur la ville au sommet de la Sky tower. Vers le sud encore, ne vous fiez pas aux cimes enneigées du mont Ruapehu, c’est un volcan en activité. Nous le contournons pour descendre vers le parc de Tongariro et de son lac Taupo ; parmi les fougères argentées, ayons une pensées pour les derniers kakapo, observons aussi, ceux qui comme les wekas ou les kiwis ont cessé de voler. Nous remontons vers le nord en longeant la côte pacifique, notez le nombre impressionnant de moutons, quelques 60 millions sur toute l’île dit-on… Un battement d’aile pour les otaries qui se prélassent sur la terre ferme et les manchots pygmées. Au moment d’atteindre le cap nord, encore une pensée pour ce joyau de la nature, toutes ces espèces, ses senteurs, cet enchantement des yeux , ces arbres millénaires, podocarpus, remu ou totara qu’ils abattent aveuglement.
A présent, nous allons remonter vers le nord, plus rapidement, afin de revenir sur un continent ; par la côte ouest, nous abordons la Nouvelle Calédonie et ses arbres Niaouli par milliers, ses fabuleuses plages, surtout le lagon le plus vaste du monde !
Puis survol rapide d’une autre île, aux lacs de lave actifs. Nous découvrons une curiosité au milieu de la jungle :un véritable cimetière de carcasses d’avions américains datant de la seconde guerre mondiale des hommes. Sana s’attarder, voici l’île de Sentosa, immense parc d’attraction avec sa statue géante du merlion.
Toujours remontant vers le nord, impossible de manquer la Menara K L Tower et les fameuses jumelles Petronas, plantées dans une jungle tropicale luxuriante ; mini pause sur ces édifices, vue imprenable garantie, ou jeux de vols en piquets pour les moins fatigués.
Nous poursuivons, en entrant sur les terres continentales; nous suivons la route du lac Tonle Sap pour admirer les villages entièrement faits de maisons-bateaux. Au bout de cette route, le fameux site d’Angkor, la montagne magique, ses 200 visages sculptés, si mystérieux.
Nous continuons au royaume de Siam, point de vue au sommet de la Golden mountain où se trouve le temple Wat Saket avec la ville à ses pieds. Nouvelle pause à Chiang Mai, au temple de Wat Phra perché sur une colline boisée ; là encore une vue imprenable !
Sur notre prochaine étape, ayez une aimable pensée… Ce pays est très certainement le plus frappé de toute sortes de catastrophes météorologiques au long d’une année.. J’insiste sur les ruines du Grand monastère de Paharpur, un des principaux foyer du bouddhisme. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO !
La suite de notre périple est le royaume de nos frères rapaces des hautes altitudes ; nous arrivons sur le toit du monde, au pays des 14 8000m !
Le premier à s’offrir est le Kangchenjunga, puis c’est au tour du Makalu et du Lhoste ; remarquez qu’ici, peu de végétation subsiste, quelques variétés de rhododendrons nains.
Enfin, le voilà, drapé de son manteau blanc, plus de 8840m ! Il est le point le plus élevé de ce monde. Sur ses pentes, les loups himalayens disputent leur nourriture aux condors des Andes et autres vautours. Tant d’hommes viennent ici, pour gravir ce géant, apprécions d’autant notre condition. Un crochet vers l’ouest et nous survolons le parc Sagamantha ; pause avec nos hôtes aigrettes, hérons et lophophores.
Reprise de notre trajet, voici Katmandou et la vallée du même nom. Impossible de manquer la Stupa de Bodhnath, dans le quartier tibétain de la ville ; farandole de drapeaux multicolores sur cette stupa, sans doute la plus grande du monde bouddhiste. Nous effectuons plusieurs passages au-dessus du Swayanbhunath, le plus ancien temple bouddhiste, 2000 ans. Quelques battements d’ailes, nous survolons Patan et Durbar Square, ses innombrables temples de confessions hindoue, musulmane et bouddhiste.
Nous laissons un temps les zones habitées, pour suivre la vallée de Katmandou vers le sud ; elle est parsemée de champs cultivés, principalement du riz. Nous la suivons jusqu’à arriver à hauteur des célèbres Annapurna, ici crochet à l’est, direction l’empire du milieu.
Nous entrons par le plateau du Tibet, source de plusieurs grands fleuves. Le long du Mékong, suivons un temps en direction du nord, quelques bergeronnettes ; voici Lhassa qui s’offre avec son magnifique palais du Potala. Voyez courir le léopard des neiges.
Ici, toutes les sortes de végétations se succèdent : forêts, garrigues, steppes et déserts. Quel spectacle, ces hardes d’argalis, avec leurs impressionnantes cornes enroulées. Un premier arrêt, auprès de hokis blancs.
Il nous faut quitter, à regret, le cours du majestueux Mékong, en direction de l’est, pour retrouver celui d’un autre géant : le Yangzijiang. Nous arrivons dans l’un des hauts lieux les plus respectés, du Bouddhisme Chinois ; admirons l’imense statue du bouddha de Leshan. Du haut du Mont Emei, pause pour contempler le confluent de 3 fleuves ; profitez, aussi, de la flore, certains arbres ont plus de 1000 ans !
Il est temps, direction plein sud, nous remontons sur la vallée de Jiuzhaigou. Chère à nos cœurs, elle abrite nombre de nos congénères ; l’on comprend pourquoi, en survolant les chutes d’eau le long des pics karstiques. Versons des larmes de rage sur le destin tragique du panda géant.
Nous nous dirigeons maintenant plein est, jusqu’à atteindre Xi’an et le parc national de Lushan. Quelques exercices d’utilisation des courants, le long des parois d’immenses canyons ; frôlez du bout de l’aile les chutes d’eau.
Echanges et impressions de voyages avec des horles de Chine, pour une pause bavarde.
Puis, notre trajet nous conduit au-dessus d’un champ de statues ; les guerriers en terre cuite de l’empereur Qin.
Il est temps, de gagner Beijing, nous remontons au nord ouest. Nous survolons des rizières à perte de vue, même pour nos amis rapaces ! Sous nos yeux, le second mur de notre voyage ; tout comme le premier, il s’agit d’un ouvrage militaire, mais ses proportions sont tout simplement gigantesques. On l’aperçoit de la lune ! Survol, permis, de la cité interdite, véritable chef d’œuvre d’architecture humaine en plein cœur de la ville. Arabesque autour du pont Marco Polo et ses 11 arches. Nous faisons notre pause au zoo ; il s’agit aussi, d’un acte citoyen fort. Il n’est pas question pour nous de cautionner quelque emprisonnement que ce soit, mais nous voulons nous rendre compte par nous mêmes des conditions de détention de certains de nos amis ; rencontre avec des grues à crête rouge. Cette cité peut vous paraître en chantier, c’est naturel, ils préparent un grand événement.
Nous quittons le céleste empire par le désert de Gobi, toujours vers le nord.
Une fois passée, la frontière, crochet plein ouest, nous entrons au pays des cavaliers. Peu de végétation, quelques épineux et des saxauls, voyez quand même ces troupeaux de chameaux sauvages, de moutons d’Argali ou encore ces takhis. Plus à l’ouest, nous atteignons la chaîne de l’Altaï aux sommets éternellement enneigés. Royaume du léopard des neiges, des vautours et des milans ; partie de chasse, organisée, en leur compagnie. Repos dans une aire.
Nous repartons vers le nord, pour survoler l’Ubs nuur, un grand lac salé, où nous assisterons à la grande parade annuelle de nos cousins migrateurs. Ce spectacle magnifique offrira à tous, y compris les marins, un moment de partage.
Nous continuerons est nord-est, ver un autre grand lac, l’hovsgull, quelques 2% des réserves d’eau de la planète, à lui seul ! Ne soyez pas étonnés, nous y rencontrerons des mouettes.
Nous reprendrons vers le sud, afin d’admirer la vallée de l’orkhon. Paysage de pâturages, ayez du respect, nous sommes au centre de l’ex empire Mongol, celui du grand Genghis Khan. C’est aussi, ici, que se développa, sous l’impulsion de sociétés pastorales de nomades la forme mongole du bouddhisme.
Des champs d’asters, d’edelweiss recouvrent d’anciens vestiges archéologiques.
Nous allons suivre le cours de l’Orkhon pour quitter ce pays.
Nous voilà à présent, au-dessus d’une superbe ville aux multiples maisons en rondins de bois ; entendez ces magnifiques voix, monter des nombreuses églises orthodoxes !
Une lourde sensation de malheur est palpable ici ; c’est une ancienne ville d’exil.
Le grand Baïkal, lui lèche les pieds, et lui donne tout. Sur ces eaux, parmi les plus transparentes qui soient, surgit l’île d’Olkhon ; recouverte de taïga, plantée de mélèzes, bouleaux et aulnes, humons ces essences variées. Au fond de la forêt, nous survolons un monument, érigé sur l’emplacement d’une fosse commune et sur lequel est inscrit en lettres de sang :
« Pourquoi ou à quoi cela a servit ? »
Comme un écho à ces âmes égarées, remarquez ces innombrables totems ; sur l’île a lieu chaque année le plus grand rassemblement de chamanes bouriates. Pause repas, dégustation de canneberges et groseilles ou d’omoul et golomianka en compagnie des aigles impériaux, que l’on vénère sur ces terres. Rencontres avec des oies, des cygnes et des tétras.
Reprise du voyage, plein ouest dans la grande plaine occidentale, nous suivons le Ienisseï. Direction les grands froids, l’océan arctique. Au passage, remarquons cet immense ouvrage à Krasnojarsk : un plan incliné qui facilite la navigation fluviale. Dés notre arrivée sur le littoral arctique, changement total de décor ; c’est la toundra, de mousses et de lichens, quelques arbustes comme le saule arctique, arrivent à trouver vie dans la fine couche de terre superficielle, la seule qui connaisse un dégel à la belle saison.
Dernier effort, plein ouest encore, nous longeons le littoral pour atteindre les monts de l’Oural. Derniers vertiges d’altitude autour du Narodnaya. Dernières rencontres, des ours polaires, attention, ce sont de redoutables carnivores, sans aucun prédateur naturel. Voyez aussi ces troupeaux de rennes, source d’activité et de vie de nombreuses populations locales.
Enfin dernières discussions, avec des perdrix blanches et des hiboux polaires qui pourront certainement vous apprendre comment résister à vos durs hivers…
Aux limites de l’Europe et de l’Asie, notre voyage prend fin.
Si vous êtes satisfaits, partout, autour de vous, n’hésitez pas à :
Roucouler, ramager, cacaber, peupleuter, jacasser, jaser, pirouitter, zinzimuler, pépier, gazouiller, friguloter, glousser, glouglouter, siffler, babiller, croasser, ululer, nasiller, carcailler, crouler, grisoller, glapir