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Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

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Univers parallèles

PREMIER UNIVERS

 

Ce soir la, en rentrant du bureau, j'ai croisé ce drôle de type, à l’entrée du métro. Il hurlait que le monde courait à sa perte. Je suis resté à le regarder et à l'écouter un moment, je ne sais plus combien de temps. Je suis rentré plus tard chez moi, trop tard pour joindre un dépanneur. L'électricité ne fonctionnait plus du tout dans l'appartement. Après des heures de batailles enrageantes, j'ai fini par renoncer, et il était tard, alors j'ai pensé que j'écrirai ce mail important, demain matin avant de partir au boulot.

Le lendemain matin, l'électricité était revenue, tout aussi inexplicablement qu'elle avait disparu la veille. J'ai rédigé mon projet de mail et je suis parti un peu plus tard pour le bureau. A la station Châtelet les halles, dans la cohue, soudain, j'ai traversé comme un nuage, une odeur, un parfum, mélange subtil de vanille et de patchouli. Toute la journée, je l'ai eu en tête, encore de retour chez moi, le soir, le parfum, ou bien l’idée que je m’en faisais, m'accompagnait. 

J'ai passé une grande partie de la nuit, me posant mille questions sur la provenance de ce parfum, sur qui le portait ?

 

 

SECOND UNIVERS

 

Ce soir la, en rentrant du bureau, j'ai croisé ce drôle de type. Il hurlait que le monde courait à sa perte. C'était la seconde fois que je le voyais devant la station de métro, je me souviens avoir pris l'escalier pour descendre et me dire que certaines vies devaient être difficiles, qu’il ne fallait pas juger à la hâte, sans doute y avait-il des raisons, des explications. Le bruit de la rame déboulant dans la station me ramena à ma réalité. J'attrapais, sans surprise, mon train. Quand je suis arrivé chez moi, ça a été pour constater que je ne n'avais plus de courant, quelle poisse. Heureusement, le dépanneur était encore ouvert, il est venu immédiatement et j'ai pu recouvrer mon confort occidental, ouf!

J'en ai profité pour écrire mon projet de mail, demain je pourrais le valider avec mon boss.

Le lendemain matin, comme chaque matin, je prends mon train, pour attraper mon métro et changer aux Halles. Dans la cohue, au détour d'un pilier, je bouscule une femme, faisant voler en éclat une pile de documents qui finissent sur le sol. En me penchant pour l'aider à les ramasser, je me suis senti enivré par une troublante odeur de vanille et de patchouli. Je me suis relevé, j’étais face à cette femme, elle me regardait, je la regardais. Aujourd'hui, encore, ce parfum m’accompagne.

Certaines nuits, il m'arrive d'avoir peur, je balance au gré de questions qui m'angoissent. A quoi la vie, le bonheur ou le malheur tiennent? Pourquoi j'ai choisi de prendre ce raccourci? Pourquoi j'ai répondu à ce coup de fil? Et si j'étais parti 2mn plus tôt? Je suis passé à ça de...

Les choix. Nos choix. Au final, ils sont le conducteur de nos existences. La seule question, est,  se demander s'il y a une prédétermination à ce qui nous arrive, même aux choix que nous faisons, en toute conscience?

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