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Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

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Tel Don Quichotte

Dimanche, le matin, 8H30 ; nous sommes la journée des Moulins, le 24/06/07.
Il fait beau, et je ne vais pas les combattre, mais j’espère bien en approcher.
Descendu de mon lit depuis pas très longtemps, Metallica s’écoute comme on avale le premier café noir et chaud.
9H, j’entre en Tarn et Garonne, 9H10, sortie Castelsarrasin/Moissac, et me voilà maintenant sur le pont Napoléon ; le Tarn, boueux et gonflé, s’étire en dessous.
« Et plus on viole la Sorbonne… »
Leforestier chante Caradec, faut replacer dans le contexte ; 1973, la mouvance, enfin celle-là, est à la « résistance » au décevant après 68 !
Finalement, 9H47, j’arrive à Lauzerte, vite se garer, vite trouver la place du village (bien sûr, y’en a qu’une !), pour s’incruster dans la visite guidée sous forme d’une randonnée de 3Km, le long de la Séoune entre les moulins de Nouguy et de Foussat. Trop tard, sont déjà partis, bien fait, on vérifie les horaires, on téléphone dans des cas comme celui-ci !
Je me retourne vers l’autre attrait de Lauzerte ; superbe Bastide, halte sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Je me dirige vers le jardin du pèlerin. Le départ, ou l’arrivée, du parcours ? Cela dépend du côté par lequel on commence à arpenter le jardin. Un dénivelé de 25 à 30 m sur 10 m, environ ; sous forme d’escaliers/paliers, des panneaux d’information sur le chemin de Compostelle, égarés au milieu d’espèces végétales, avec en plus une sorte de « jeu », des consignes de nombre de pas, de direction, comme une chasse au trésor avec des dés. C’est là que je peux répondre à ma propre question (celle de plus haut) : je suis entré par la fin, le côté en descente, et pour suivre le « jeu », il faut monter… De toute façon, pour ma part, je devrais remonter.
Plusieurs jolis points de vue, sur la vallée de la Barguelonne.
Bon, c’est fait, je suis remonté ; je me trouve sur LA place centrale de la bastide, moi, j’adore. C’est un lieu de vie extraordinaire, c’est le cœur des bastides. Toute la place est pavée, des porches, l’hôtel des impôts et 2 cafés, dont un organise des concerts gratuits certains soirs d’été. Et moi, au centre de cette place, je suis comme les pèlerins qui arrivaient : sans un sous vaillant en poche ! De plus les voleurs n’ont pas le droit d’ouvrir des établissements dans de tels endroit, protégés ; alors, impossible d’effectuer un retrait au DAB.
Je continue mon périple dans la ville et j’arrive sur une petite place/terrasse, celle de l’école communale. Je m’assoie sur un mini rempart, les jambes dans le vide, je tombe d’envie devant la petite école, et les bancs de bois, tout comme autrefois, il y a des images qui collent, au bout de tes doigts et ton cœur qui bat. Hoooooooooo, stop ! On connaît la chanson !
Je pense, sans recul, quelle chance, pour ces enfants, grandir, aller à l’école dans cet environnement, puis je me projette à leur place et là, immédiatement, je me revois parfaitement à cet âge ; je n’aurais jamais supporté d’être enterré dans un trou pareil.
En d’autres temps, pas si reculés que ça, en traversant de tels villages, on se demandait s’ils avaient le gaz de ville, ou même l’eau courante ! Puis on se demanda s’il avait le téléphone ou s’ils recevaient 6 chaînes de TV ! J’avoue, sur mon perchoir, en ce dimanche de 2007, ma question à moi c’est : ont-ils l’ADSL ?
Je n’ai pas rencontré les moulins, je tenterai de faire mieux l’année prochaine, en attendant, je rentre.
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