(24/06/1992)
Partout ça presse,
Il faut signer le traité, faire confiance.
La misère et la peur terrassent
Jusqu’aux enfants qui ne sourient plus,
Tous ces regards qui ne veulent plus.
Et les nouveaux Dieux qui chassent.
Croire en qui en quoi ?
Tu nous aimes mais pas sans redevance.
Nos morts sont le prix de ta foie,
Descends ici il y a urgence.
Hier tout noir, demain pour quel espoir ?
Tous ces amis perdus au fil des années,
Ces morceaux de vie que l’absurde nous arrache.
Ces injustices et notre impuissance innée,
Ces nombreuses mains qui nous lâchent,
Et toutes ces fausses joies, inutiles échappatoires.
Il y a urgence, il faut gagner cette course
Il n’y a plus de temps pour rien,
Plus de temps pour donner de l’amour aux siens,
Ni voir tout ce qui se passe
Descends, il y a urgence.