Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
J’ai adoré ce film…
L’histoire extraordinaire (au sens premier du mot) d’une jeune fille enceinte, abandonnée par son petit ami dans la ville de Sequoyah, Oklahoma…
Pour soutenir sa famille, Kanta travaille dans un atelier de confection à Dacca. Sa mère l’a envoyé à la ville, car elle st l’ainée. L’atelier est dans un bâtiment, ancien, aux normes inexistantes, d’une dizaine d’étages.
…Elle finit par s’installer dans le supermarché du coin, dans lequel, elle accouche bientôt…
Les employeurs, peu scrupuleux, profitent, avec un intérêt non dissimulé, de cette main d’œuvre économique et facile à contrôler. Kanta a 11 ans, gagne $43 par mois, et sa sœur Sumi, âgée de 8 ans, viendra la rejoindre l’an prochain.
…Cet évènement va bouleverser sa vie, elle devient une sorte de célébrité, rencontre une galaxie de personnages, très hétéroclite, qui deviennent sa famille. Mais je n’arrive plus à me souvenir du nom du supermarché…
Ce jour-là, une épaisse fumée s’échappe des vitres brisées et le spectacle des pompiers, dépassés par l’ampleur de l’incendie et peu équipés, donne une impression d’inéluctable fatalité. Un rescapé, déclare même qu’il a vu, au moins 50 de ses collègues, sauté par les fenêtres du 10iéme étage, pour échapper aux flammes, car les issues de secours étaient fermées.
Sur le trottoir, une femme prostrée, qui hurle de douleur, tient, tout contre son cœur, un petit corps pantelant et inerte.
Au Bengladesh, le travail des enfants est entretenu, à la fois par la société et les familles et la nécessité de survivre et à la fois par l’inexistence de politiques publiques sociales.
Pourtant le Bengladesh, n’est qu’une partie de la zone Asie-Pacifique, qui elle, comptabilise, 60% du total mondial des enfants travailleurs.
Enfants qui travaillent dans des usines textiles, afin que NOUS, achetions de moins en moins cher, nos vêtements chez Tesco, H&M, Zara, Carrefour, Gap, Metro et… Ah ! J’ai fini par retrouver le nom du supermarché : Wal-Mart.
Le slogan de cette firme est : Economisez plus. Vivez mieux !
Son chiffre d’affaires en 2010 était de $421 849 Milliards, le PIB du Bengladesh, lui, est de $56 844 Millions. Wal-Mart est le parfait exemple pour étudier les conséquences sociales et économiques du l’ultra-libéralisme. Il est difficile, sans doute inimaginable, pour chacun d’entre nous de penser que notre désir d’avoir, et à des prix toujours plus bas, nos marques préférées, puisse avoir un effet sur l’infinie volonté d’enrichissement de Sam Walton et de ses semblables, puisse avoir des conséquences sur les vies de Kanta et Sumi, à plus de 8000 Km de nos rues.
Ce doit être cela, l’effet papillon.