Un soir, j’ai voulu regarder un journal télévisé, je crois que je n’aurais pas du…
La nuit qui a suivi, fût, pour le moins noire !
Au départ il y avait toute une chaîne faite de maillons avec chacun sa fonction, son utilité, sa nécessité.
Des dinosaures jusqu’au animaux actuels, aucun ne tue par plaisir ; le monde animal chasse et tue pour se nourrir ! Les règles sont claires, nettes et les espèces perdurent.
Perduraient serait-il plus juste de dire ; à l’apparition du maillon alien, la belle mécanique s’est enrayée. L’Homme puisqu’il s’agit de lui, a détruit l’harmonie première.
La duplicité, la trahison, l’envie, la jalousie, le meurtre, la guerre, la barbarie, sont devenus le quotidien et quelques mots d’amour, quelques preuves d’amitié ou encore parfois de l’héroïsme ne masqueront jamais l’horreur que nous semons chaque jour un peu plus.
Les religions inventent la culpabilité et l’intégrisme qui servent de prétexte à des assoiffés de pouvoir.
L’argent cristallise les plus vils instincts et pousse nombre d’entre nous au pire.
Et c’est dans ce marécage que vous voulez que je place de l’espoir ? Que j’avance yeux fermés, confiant dans la main d’un ami ?
Je vis parmi mes semblables, mes mains trempent dans le même poison, manipulent les mêmes gènes, mes pieds foulent les mêmes droits élémentaires !
Il fait noir, mon pouvoir est limité mais je sais que mes actions m’appartiennent et à ce titre j’en suis responsable devant moi même en premier lieu.
Nous sommes effectivement ensemble mais chacun tire de son côté ; je ne parle pas des sentiments guimauves, qui nous donnent une image respectable pour mieux dormir chaque nuit. Il est question ici d’une douleur enfouie profondément en nous que l’on ne peut sortir qu’au prix d’un effort violent, d’un soubresaut de tripes mais qui nous fait nous sentir si humain au bout du chemin.
Je veux être meilleur, un humain simplement.
Qu’est-ce que c’est être un humain ? Y a t-il plusieurs genres humains ? Et dans ce cas, lequel est meilleur ?
Attendre trop de l’autre est décevant, et c’est aussi totalement subjectif. On veut que les autres soient à notre image, ou tout au moins dans le même système de valeur que nous.
Agir selon son cœur, respecter la vie, le droit à la dignité de chacun, accepter les différences, en faire des sources de connaissance ; apprendre chaque jour, ne rien tenir pour acquis, se respecter et s’accepter soi même pour offrir aux autres un visage et une attitude positifs, donner une chance !
J’ai appris qu’on ne revient jamais sur ce qu’on a déjà fait, c’est illusoire de vouloir parler encore et encore du passé pour se faire pardonner, je choisis de me battre pour ce qu’il me reste à accomplir, parce que ça je peux le modifier.
Finalement on est toujours seul face aux décisions les plus importantes de notre vie ; celles que l’on prend dans son lit en scrutant le plafond, aux feux rouges, dans le balancement du métro ou les yeux plantés dans le vide. On discute, on partage parfois on écoute, mais au plus profond de nous on a fait un choix et soit on le respecte soit on transige au nom de tout un tas de très bonnes raisons. Même horrible, on a toujours le choix, je ne dis pas une solution, mais un choix !
Brel a dit : « On n’oublie rien, on s’habitue c’est tout » et Houelbecq lui déclare : « Je ne crois pas au pardon, c’est une notion religieuse je préfère l’oubli ».