Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
Dimanche 17/08/2008, je regardais la télé...
Ils courent, ils marchent, ils sautent.
Ils tirent, ils plongent, ils nagent.
Ils combattent, ils luttent, ils se rencontrent.
La planète s'étourdit dans les lumières et les fumées, se pique les yeux aux images, en léger différé, pleure à l'écoute des chants.
Il fabrique des vainqueurs, dés le choix des parents, qu'il arrose d'un soupçon de génétique et toutes sortes de tout ce qui ne se repère pas encore; tel un végétal, à l'abri d'une serre, il le fait pousser, le regarde grandir
Pendant ce temps, j'entends rire, un petit homme en costume cravate strict et aux lunettes d'écailles façon années 60.
L'aigle a fermé ses yeux pour avoir son homme de l'Atlantide en prime-time, pour des frigos rouges au bord des pistes.
L'ours slave tourne le dos, trop occupé à récupérer ses jardins perdus.
Pendant ce temps, j'entends rire un milliard six cents millions de petits hommes.
La compagnie Pinocchio-Jacques, grande ordonnatrice du spectacle compte et recompte ses billets; les records ne sont pas que sportifs ! Chantre de la transparence et de la démocratie, elle pourra se redistribuer les bénéfices. Mais comment s'étonner, encore, après avoir pactisé avec un peintre passionné d'anthropologie, que l'on fraternise avec l'esprit même de la liberté individuelle
Mon cher Baron, je crois que quelque chose est pourri en ton royaume.
Restent, ceux qui ont sacrifié, travaillé sur les pistes, les plans d'eau, dans les salles; ceux qui ont des bouffées, sincères, d'émotion debout sur des cubes.
Pendant ce temps, j'entends pleurer Tenzin Gyatso.