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Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

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Villages de France

 Dimanche 23/01/2005, 8H20, je démarre ; le ciel est gris blanc. Cela fait un moment que je n’avais pas bougé !

Direction l’autoroute pour Lézignan. Soit contente maman, le dimanche est un jour citoyen à ce qu’il semble… Toute la population se donne rendez-vous devant les containers du tri sélectif ; à votre bonne conscience m’sieurs dames, j’espère aussi que vous n’avez pas de voiture, que vous manifestez contre le nucléaire, les avions, les courses automobiles, les néons des magasins allumés même la nuit, les engrais, les pesticides, les aérosols en général, les satellites qui transforment l’espace en poubelle et que sais-je encore qui fait que sous peu, à l’échelle de l’univers, notre belle planète dont VOUS, heureusement, prenez soin, sera une vaste décharge insalubre faite de cendres, de gaz toxiques et où tout brûlera sous notre soleil, qui soit dit en passant n’en a plus pour très longtemps lui non plus ! Toujours à l’échelle de l’univers rassurez-vous.

 

Ambiance musicale : INXS.

 

Arrêt rituel à la première station service après Toulouse, parce que c’est une Total et surtout je n’ai plus de gazole. Un plein, un pipi, un café et c’est reparti.

 

Cabrel en live remplace INXS.

 

Tiens il y a du brouillard sur le mont Alaric ??? On en parle toujours comme si c’était un pote, ce mont. En fait je sais rien de lui, sinon qu’il est sur le bord de l’autoroute et qu’il a droit à son panneau marron avec son nom dessus.

 

Lézignan, je sors, il y a du vent, étonnant pour la région… ( blague ).

 

Direction Fabrezan, U2 est aux commandes.

 

J’entre dans Ribaute, un village comme tant d’autres, une place au centre du village avec son jeu de boules, sa cabine téléphonique, à pièces encore souvent, sa petite école où filles et garçons sont séparés. La grande route, une départementale, traverse le village vide en ce dimanche matin, juste un vieux de village, de ceux qui ont vu partir tous les jeunes, fermer tous les commerces, partir le curé et arriver le premier lotissement Merlin cage à lapins.

 

C’est au tour de Lagrasse, mais ce village a un avantage par rapport à la catégorie précédemment décrite ; en effet il possède en son sein une abbaye, encore debout, que l’on peut visiter, et remarquable en quelques points : architecturaux et historiques. La vue du pont qui enjambe la rivière locale est jolie c’est vrai.

 

Cette rivière qui va me suivre un bon moment au fond des gorges que je vais emprunter.

 

D’autres villages, catégorie une, défilent : St Pierre des champs, St Martin des puits, là je croise l’équipée sauvage sous la forme de d’une quinzaine de motards, là aussi le soleil apparaît. Et à partir de là aussi je remonte du fond des gorges. Un lieu dit, panneau bleu, et un château perché sur un piton : Durfort. Certainement une sorte d’avant garde de Termes.

 

Après quelques lacets, une silhouette se dessine là haut, au fur et à mesure des virages qui me rapproche du but, la silhouette se précise, d’abord les contours pour finir par être ce qu’elle est : le château de Termes, celui qui se défendît vaillamment contre Simon de Monfort, surtout son seigneur qui chargeait au cri des prénoms de sa femme et de son fils. Ce château est un des 5 fils de Carcassonne.

 

Comme j’ai pu souvent le constater, ces châteaux cathares  ne sont pas des parcs d’attractions ; on ne peut pas y entrer en voiture ! Le parking, à 400m à la sortie du village, est en terre, autant dire en boue l’hiver, agrémenter d’un container qui dégueule de ne pas être vidé régulièrement, d’une carte sur panneau de bois et d’un petit poteau indicateur en bois aussi qui indique le début du chemin. Fait chier, je sais qu’il est fermé, je l’ai lu sur le net, alors tous ces mètres en plus ! Bref je ressors du parking.

 

Je reprends la route qui m’amène dans une nouvelle gorge, celle de l’Orbieu.

 

D’autres villages, DISHWALLA pour la musique, en particulier Lairière qui annonce la remontée du fond de la gorge. Je passe le col de la Loubière, 599m d’altitude.

 

Le roux flamboyant de l’automne a fait place au marron et les arbres, dans leur majorité, sont dépouillés. Quelques poches de vert résistent, ce sont les sapins.

 

J’arrive à Limoux, ça n’évoque rien, ah si, histoire intime et familiale… Rien à dire sur cette ville, c’est moche sans intérêt aucun.

 

Quelques villages encore, Moulin neuf Pyrénées ariégeoises, je rentre en Ariège. Puis Mirepoix, j’y avais déjà fait un passage rapide, mon œil avait tilté, mais à l’époque trop de touristes. Je suis « centre médiéval », je me gare sur le parking de l’église. C’est étonnant, une place centrale avec des maisons à colombages soutenues par des piliers en bois, le tout formant des arcades sous lesquelles on circule et où se trouve un tas d’échoppes parfaitement intégrées à cette architecture. Les maisons sont multicolores.

 

Bon photos. Merde, piles usées ! Attendez Monsieur s’il vous plaît, vous vendez des piles rondes ? je vous en prie entrez. Sauvé, je peux faire des photos.

 

15H, j’ai faim, je rentre, je pourrais manger.

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