Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

Publicité

J'ai oublié quelque chose

Dimanche 10 juin 2007, il est environ 8H30, quand je monte dans ma voiture ; j’ai la sensation d’oublier quelque chose !
Une petite heure plus tard, je m’arrête le long d’une rivière dans le village de La Bastide de Besplas. Je suis en Ariège.
Le service d’ordre m’a dirigé vers ce parking de fortune, habituel en période de fête dans un petit village. C’est ça, où le champ, loué, d’un agriculteur.
Quelques secondes après moi, une pétrolette sans permis, enfin une Aixam, se range devant moi ; un petit vieux, casquette sur la tête et charentaises aux pieds, sort du véhicule ; il ne cesse de me jeter des coups d’œil en coin. Il ferme sa portière, fais quelques pas, puis brusquement fait marche arrière. Je suis certain que ma plaque d’immatriculation et le fait que je ne sorte pas de ma voiture, l’inquiètes et même le pousse à penser que je vais lui voler son Aixam.
Erreur, à priori, jugement hâtif, il remonte dans sa voiture, démarre et recule d’un demi mètre ! Il est à l’ombre ! Tout de même, après cette manœuvre, il me regarde encore, soupçonneux.
Je finis de prendre quelques notes, et je sors de la voiture ; direction le Marché de l’Art et de la Foire Artisanale, doublé d’un vide grenier. Dans l’annonce de l’événement que j’avais lu, il était question d’une esplanade ombragée de platanes ! A la place, le vide grenier est dans les ruelles étroites du village et le Marché de l’Art, à la sortie sous un chapiteau, où le soleil fait monter le mercure.
Le vide grenier, semblable à tous ceux qu’il m’a été donné de voir, du bric, du brac, beaucoup de broc… Quelqu’un, un jour, m’a dit à ce sujet :« Dans les vides greniers, tu vends tes merdes, pour acheter celles des autres ».
L’exposition d’Art, était légère ; beaucoup de toiles, de toutes tendances, quelques bijoux, quelques faïences et un stand de bière.  Le tour fut vite fait.
Je regagne la voiture, en musardant dans les ruelles ; beaux colombages !
Mais qu’est-ce que j’ai oublié ?
Je continue ma route en direction de Loubaut et Méras, elle grimpe, ombragée, à travers des chênes. Au bout d’environ 5km, je débouche sur un plateau, Méras. Il y a ici un extraordinaire point de vue sur les contreforts pyrénéens et sur la chaîne elle même. La brume matinale, pas encore dissipée, enveloppe les sommets enneigés.
Les Pink Flyod et leur musique, donnent une atmosphère particulière à ces instants de contemplation ; une envie de se lancer dans le vide, de déployer ses ailes, comme une envie de liberté absolue. Là-haut, je peux être différent, leurs regards ne peuvent pas m’atteindre.
Je repars, direction Loubaut, encore un point de vue. Toujours une petite route, pas large, partout des genêts, en fleur, embaument l’air. Je remarque qu’ici, la nature a remporté une bataille : des touffes d’herbes ont percé l’asphalte en son milieu. La route traverse un lieu-dit, c’est Loubaut ! Une poignée de gens est accroché à un arbre sur une toute petite place, chacun un sécateur en main, je ne sais ce qu’ils coupent, mais ils me font l’impression d’une meute sur sa proie.
Je dérange le festin, ils se retournent tous sur mon passage !
Plus loin, je crois comprendre 2 choses :l’herbe sur la route et les autochtones intrigués. La route se termine chez quelqu’un ; après plus de route, un cul-de-sac.
J’ai bien failli avoir une ovation quand je suis repassé, s’il manque une pomme sur un arbre du lieu-dit, sûr, on m’accusera.
Soudain, je dois lutter contre un gros coup de « moins bien » ; je décide de rentrer.
Ca reviendra pas ! Qu’est-ce que j’ai oublié ?
L’essence, j’en ai presque plus !
Non, c’est pas ça.
 Encore une petite heure pour le retour, j’arrive dans ma petite ville ; je trouve une circulation anormalement importante pour le jour et l’heure. En passant devant la salle des fêtes, où sont garées de nombreuses voitures, la mémoire revient : nous sommes un jour d’élection.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article