Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
Il n'est pas trop tard, 9H30, quand je me décide à bouger; le ciel compte quelques nuages blancs, mais le bleu prédomine et la température atteint déjà plus de 20°. Me voilà parti pour le 4 rue des Archers à Perpignan.
La rentrée scolaire ayant eu lieu, je trouve à me garer facilement. L'édifice est imposant; en plein centre ville, sur la colline du Puig del Rei, dans un quartier aux maisons de ville bourgeoises très coquettes. Le début de la visite se fait par un « Z » à trois branches en légère pente.

C'est une sorte de couloir, couvert en partie, qui permet de passer le premier mur d'enceinte. Sur le premier plan, il y a un chemin de terre et un chemin de ronde. Au loin, on peut apercevoir le Castillet, mais aussi quelques terrasses sur le toit de maisons juste en face du Palais, avec un ensoleillement et une vue extraordinaires.
Il faut passer un porche de type gothique pour pénétrer le second mur d'enceinte et déboucher ainsi dans un jardin devant le palais lui-même.

Dés l'entrée, sur la droite, on peut voir les 2 cloches, originelles, datant du XVIIième, qui ont été remplacées; en effet, elles ne peuvent plus sonner.
Un jardin, sobre, mais magnifiquement entretenu, s'ouvre alors devant moi. Il y a une statue, on jurerait un Maillol! Peut-être en est-ce un...?
Je passe les fossés, et je suis à présent dans le palais lui-même; plus exactement dans une cour.
Il y a, de nouveau, une statue au centre de la cour, on jurerait un Maillol! Peut-être en est-ce un...?
Mais je m'égare.
Une volée d'escaliers sur la droite et je visite les appartements de la reine; en suivant le couloir, à l'étage, j'arrive à la chapelle, et enfin aux appartements du roi. Peu de mobilier au final, nous serions plutôt en décoration dépouillée. Je descends par l'escalier de gauche, je traverse la cour pour atteindre une autre volée d'escaliers. Premier niveau, le hall public, puis la salle de réception et de l'autre côté la salle à manger. C'est aussi à ce niveau que l'on accède à la Tour de l'Horloge. Par une petite porte, j'arrive dans une pièce où commence un nouvel escalier; en colimaçon et pour 3 niveaux cette fois.
Pourtant la récompense est à la hauteur de la peine. Je suis en quelque sorte sur le toit de Perpignan. J'ai une vision à 360° de la vallée de l'Agly à l'aéroport en passant par les Albères.

Donc, comme je le disais, plus haut, dans mon titre, sans rancune!
Sans rancune, Monsieur Nadal, j'ai veillé jusqu'à 4H du matin, la nuit dernière, pour voir, hélas la défaite de Gaël Monfils contre vous.
Sans rancune donc, car malgré ce fait, j'ai quand même visité le Palais des rois de l'île dont on vous dit, aujourd'hui le roi.