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Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

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Du côté de la Catalunyà

 

Dimanche 19 avril 2009, le ciel est mitigé ont-ils dit; et c'est vrai, mais la pluie ne semble pas pour tout de suite.
Alors, nous partons, comme à chaque fois, je ne sais pas vraiment pour où ! Il faudra passer la frontière; aujourd'hui, ces mots semblent "dépassés" tellement la frontière en question me paraît inexistante: quelques guérites, une allure modéré et parfois même pas l'ombre d'un képi...
Dimanche au Perthus. Pour qui n'a jamais connu ça, c'est une expérience qui manque ! Cela commence, dans les meilleurs dimanches, par la queue à hauteur de l'Ecluse; on roule au pas, devant un 11, derrière un 43, c'est une véritable revue des départements français. Après le premier parking, à l'entrée du village, ce sont deux files indiennes, l'une montante, l'autre descendante, qui se croise jusqu'à la sortie du village. Je connais ces boutiques depuis que je suis tout petit, et il me semble que ce sont toujours les mêmes ! Ici, on trouve quasiment tout. A la sortie du village, on trouve le parking des autocars, juste avant la douane. Ils déversent des flots entiers d'acheteurs d'alcool et de cigarettes; des associations de troisième âge de tout le sud du pays, organisent des sorties aller/retour chaque dimanche que dieu fait.
Après ce barnum, la route s'éclaircit, puis on arrive sur la zone de travaux du TGV, la partie espagnole du projet. A vrai dire, le paysage n'est pas joli et ça ne s'arrange pas un plus loin. En effet, très peu de kilomètres après, voici la Junquere. A mon sens pire que le Perthus; c'est un immense parking de poids lourds, parsemés de supermercat, de stations services, de restaurants buffets, adossés à l'autoroute. Sous sa forme la plus moche, entre les remorques, sur le plastique des sièges ou au mieux sur des couchettes, à l'abri de rideaux, la prostitution fait son oeuvre.
Le dernier chantier en cours, non terminé, nous annonce la fin de la Junquere. Le paysage, lui, ne change guère : des roseaux, de la terre sèche, des plastiques accrochés aux maigres branches d'arbustes décharnés.
A figueres, on entre dans un haut-lieu du bétonnage de littoral. Bourgade, probablement rurale à l'origine, elle a vu ses plages et ses flancs de collines envahies par les constructions de promoteurs assoiffés de bénéfices. Mêmes pas jolies, ces constructions défigurent toute la Costa Brava; nous traversons.
La ville suivante, ne vaut que pour sa baie; presque au bout de la route d'une corniche, la vue sur la mer est splendide, il y a aussi quelques constructions très belles, assez cossues et 2 ou 3 palaces 4 étoiles qui valent le séjour. Il fallait le faire, c'était une promesse, une commission; réservations validées, 1 nuit en demi pension, dans une chambre avec vue sur la mer.
A Rosas, pas le choix, c'est une sorte de cul-de-sac et il nous faut revenir sur nos pas pour repartir, il est l'heure française de déjeuner. Alors direction Peralada. Petit village médiéval, avec un casino et une petite production de vin du marquis du coin. Tourne vire un moment pour garer la voiture, puis enfin un restaurant, ouvert, qui convient à tous. C'est maintenant que "l'heure française" prend tout son sens; nous avons fait un repas, seuls dans la salle de ce restaurant avec toutes les questions que l'on peut se poser dans un tel cas... Après le café, l'addition, au moment du départ, la salle a commencé à se remplir, il était 14H30 ! 
Notre périple nous a conduit ensuite vers Besalù; un autre village médiéval, mais plus typique. Il s'y trouve un pont magnifique du XI ième qui enjambe la Fluvià et après une porte en arche donne accès au village lui-même. Des maisons aux murs en pierres taillées, des rues étroites, pavées en pierres taillées, elles aussi, mènent en grimpant à la place principale où l'on trouve...une église.
Finalement,ce fut une belle journée en Catalogne espagnole.
Je vous épargne l'épisode du retour où nous faisons demi-tour à 450 m de l'entrée du Perthus. La file de voiture est à l'arrêt en visualisant le chemin à parcourir encore, nous choisissons de repartir sur nos pas jusqu'à la Junquere, et de payer 0.60€ pour prendre l'autoroute et sortir al Volo. 

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