Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
D'épaisses fumées blanches s'envolent des cheminées.
De ma bouche, à chacune de mes respirations, s'envolent de fines volutes. Elles s'élèvent, virevoltent et finissent par se mêler aux lourds brouillards qui enlacent la nuit.
Au loin, une cloche sonne, et presque immédiatement démarre une sourde pétarade qui résonne comme 100 tambours du Bronx. Et voilà, demain cède sa place à aujourd'hui qui passe la main à hier; et quoi ?
Le chien est recroquevillé au fond, tout au fond, encore plus loin que ça ! Sous le bureau.
Moitié de nuit, 2 heures à massacrer Europa, les doigts à vif. Où êtes-vous?
Quelques heures auparavant, les grandes tables bruissent de mille cris, le fumet des plats a envahi toute la maison. Bras levés, verres vidés, c'est le temps des ripailles.
Une lumière intermittente envoie un éclat, partout dans la pièce, qui se heurte aux guirlandes, pendues partout, et explose en arcs-en-ciel.
Ce soir, Patrick, Michel ou Arthur ont perdu le combat ! La boite à images est bien allumée, mais personne ne l'écoute; impuissante, elle n'est pas pour autant oubliée, telle une invité, elle brille, à sa place, sur son perchoir, semble parler sans qu'on ne l'entende.
Devant le plateau, une question me retourne l'esprit : quel jour de la semaine sommes-nous ? L'ampoule du couloir a grillé, finalement, elle est bien utile. J'avale un soda, ce sont des bulles d'une certaine manière, avant de me retrouver devant l'étui de ma PRS.
Pas de mescaline, pas même d'alcool, les doigts tremblants. Où êtes-vous?