Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
Gérardmer, village départ de la toute dernière étape du périple. Lionel est très excité ; d'abord il peut remonter sur son vélo et puis c'est la quille. C'est dans son habit de lumière, sa tenue T Raleigh, qu'il visite le sponsor du jour : Les poulets Fermiers du Gers. Un rapide coup d'oeil au lac, magnifique, mais tristement célèbre par la toute proche Vologne.
Kilomètre 15, le col de la Schlucht, 1139m d'altitude au sommet. Soudain, nous sommes le 9 juillet 2005. Nicolionel JalaSaintMartinbert s'extirpe du peloton avec Cédric BébertVasseur qui lui suce la roue. Ils seront repris, mais qu'importe, ces quelques kilomètres passés roue dans roue avec son pote resteront parmi les plus forts.
Kilomètre 45, l'équipe traverse Turckheim, malgré l'humeur badine, chacun peut sentir le génie de Turenne qui, ici même, infligeât une cuisante défaite à l'empereur Frédéric-Guillaume.
Au kilomètre 47,5, traversant Ingersheim, Lionel et sa bande s'autorise, en roulant, un verre de Florimont; hum, les moustaches frisent...
C'est dans un état second que passe le carrefour des vignes au kilomètre 51.
Enfin, après le dernier kilomètre, c'est l'arrivée en « terre promise ». La joyeuse équipe de la Pédale Jégunoise est accueillie par l'association Le Groupe des Jeunes Viticulteurs et le premier sponsor local : EURO-ECHAFAUDAGE depuis 1989.
Un véritable festin attend tout ce beau monde sur la place du village, au menu :
Du pain d'anis avec du miel de sapin, une assiette de fumé vosgien et en dessert une part de tarte aux brimbelles. Le tout bien arrosé au Mackrain.
Après ce délicieux repas, Lionel se laisse tomber sur un banc, dans les vapeurs du bon vin, il n'oublie pas pourtant, qu'aujourd'hui nous sommes un 1ier mai...Sa mémoire chante...
1889, première journée internationale de revendication des travailleurs, instituée par la seconde internationale socialiste qui adopte le 1ier mai comme jour de revendication.
1891, fusillade à Fourmies, la troupe tire sur la foule : 9 morts, dont un adulte et 8 adolescents.
1947, le 1ier mai devient de droit jour férié, chômé et payé.