Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
Vendredi 26 mai 2006, il est environ 7H45 quand je monte en voiture. Il y a 6 mois que je ne suis plus sorti en ballade !
Le temps est maussade, de gros nuages gris obscurcissent le ciel.
9 heures, j’arrive à Fleurance et bientôt à mon premier stop prévu : le pont/barrage d’Aurenque. C’est surprenant, limite décevant parfois ! Les offices de Tourisme vantent les charmes ou la beauté, ou encore une certaine portée historique à des éléments de leur région, et sur place, pour ma part, je n’ai pas souvent vu ce à quoi je m’attendais. Il en est ainsi du Pont/barrage d’Aurenque ; petit, très petit édifice, dans un état moyen, il traverse un gros ruisseau boueux, peu engageant et les berges sont envahies de ronces, bref, pas beau. A la sortie du village, un ancien lavoir municipal, hors d’état, mais partiellement entretenu.
Martha and The Muffins, je mange une pomme…
Castelnau d’Arbieu, je me pose sur la place de la mairie ; chouette, la place, une petite église, mais surtout une ancienne bascule municipale intégrée à un parterre de fleurs, sous un marronnier, mignon.
9H50, je passe par Urdens, je ne sais pas pourquoi je l’ai mis sur mon itinéraire ? La seule attraction, selon moi :des tas de maisons F12.
10H15, Saint-Clar, je m’arrête, parking de l’église, à l’ombre. Quelques pas dans cette vieille bastide, pour découvrir, une halle, splendide. C’est toujours un lieu de vie, de rassemblement dans un village, comme le forum à Rome. Encore un peu de marche, jusqu’à une table d’orientation ; là, un muret, à l’ombre d’un arbre bienveillant, le long de l’ancien chemin de ronde ; je m’assoies, je laisse mes sens partir, je vois, j’entends, je sens, rien de particulier, il n’y a que le léger et lointain bruit d’une route et le moteur d’une tondeuse ; ce doit être pour ça, cette odeur d’herbe fraîchement coupée ! Je reste un moment, un couple de hollandais, peut-être d’allemands, enfin des spécimens bien reconnaissables de touristes :short, sandales plastiques et appareil photo en bandoulière.
A partir de là, j’attaque le chemin du retour ; un arrêt à Maubec, village fortifié sur un petit promontoire, une église et des rues étroites.
Puis Mauvezin, une halle très belle et enfin Cologne et encore une halle. C’est sûr, je ne suis pas trop objectif avec les halles ; je les adore, alors elles sont presque toutes belles ! Presque, car à Grisolles, Tarn et Garonne, il s’en trouve une, métallique, plus récente, trop pour mon goût, et je ne la trouve pas belle, elle ne me parle pas.