Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
Dimanche 18/09/2005, 7H30, départ pour l’Espagne, pays des clopes pas (trop) chères.
Soleil naissant magnifique, léger vent, tout va bien, premier arrêt comme toujours ; le plein, un café et c’est parti.
Cher hurle : do you believe in life after love ? Heu, me? Heu… De toute façon I believe in pas grand chose…
Au secours Murray sort moi de là, non, non, Joe ! Say it ain’t so… Bon OK, va pour Cold Play et je reste In my place!
J’adore ce panneau marron, la couleur des panneaux touristiques sur nos autoroutes, celui qui indique, un peu avant Carca : Vous entrez en pays Cathare.
Partout les vendanges sont en cours, les viticulteurs sont aux 35H… le dimanche ! LOL, ouais, moyen.
9H15, Narbonne, c’est long, si j’arrêtais ??? C’est sûr, j’aurais plus ce p… de voyage une fois par mois !
Pour passer le temps, comme tous les fêlés, j’ai des discussions avec moi même bien sûr ; mais j’ai aussi un super jeu éducatif :deviner les départements des plaques minéralogiques des autres véhicules et dans la foulée citer une ou deux ville du dit département !
On abrège, 10H27 je remonte en voiture, Perthus, clopes, c’est fait.
Je prends la direction de Rivesaltes, sortie Perpignan nord, je vais voir le château d’Aguilar à Tuchan. En pleines Corbières, la chasse est bien ouverte, ils sont là en treillis, une kro à la main, le fusil, chargé, dans l’autre, avec leurs 4X4 montés chasse ; c’est à dire avec une ou deux cages à l’arrière pour le(s) chien(s). J’aime pas cette végétation, typique des abords de la Méditerranée, pas un truc vert au-dessus de 1.50m et des cailloux à perte de vue. Bon la route est agréable, peu fréquentée, ça j’adore.
Le moment le plus chiant (bonjour la culture), Aguilar est, enfin était, le château de la famille de Ternes, dont 2 membres prirent part, côté Cathare, à la croisade des Albigeois. C’est aussi un des 5 « fils » de Carcassonne ( heu le château ! faut suivre ! ).Après avoir été le refuge de Faydits ( seigneur Cathares sans fief ), il sera occupé par le méchant Simon de Monfort et finira racheté par St Louis. 321m d’altitude, I did it !!!!!!
J’y suis, il souffle un vent terrible, certainement la fameuse Tramontane ; je fais mon petit tour, quelques photos, j’étrenne mes jumelles points U ; à ce propos, c’est pas mal, fin du propos.
Je commence un mouvement circulaire avec le haut de mon corps, communément appelé demi-tour, c’est alors qu’une gente dame, d’un âge avancé, me hèle :Monsieur s’il vous plaît, vous pourriez nous prendre en photo ? Marcel, viens, on l’enverra à Jacqueline, allez viens !
Tenez, il est pas trop perfectionné, on avait pas prévu de venir, j’en ai un autre à la maison, mais on est venus par hasard, sinon j’aurais mis d’autres chaussures ( dit-elle en escarpins ERAM dorés ). Je comprends madame, on prévoit pas toujours où nos pas vont nous mener ( oui je sais, elle est bonne celle-là, je la place quand je peux ; mais bon elle est pas de moi, je l’ai piqué à Bilbo ). Je clique, une fois, ils se déplacent, je clique une seconde fois, c’est dans la boîte. Merci monsieur, vous aussi vous êtes venu à cause de la télé ? Heu… de koi de ki ? Oui, oui, c’est ici qu’ils ont tourné Tramontane, vous ne saviez pas ! Ah ben non ! Oh dés que j’ai vu la cour, j’ai revu la scène où le grand-père marche avec son petit-fils. Ah oui maintenant que vous me le dites… Voilà on s’est fait avoir par la curiosité de la télé ! Et oui madame, ils sont forts tout de même.
Je me dégage, ils ne pourront pas me suivre à leurs âges !
J’attaque le retour, classique, petites routes, gorges, petits villages, pour prendre le plus tard possible le grand ruban.
Merci à tous ceux qui m’ont aidé à passer ce temps de retour : Hoobastank, Blunt, Powter, Cabrel, 20 matchbox, Evanescence et RMC pour la finale de la Fed Cup, France/Russie à Roland Garros ; à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je ne sais pas qui à gagner, j’ai lâché dans le dernier set du double à 5/3 pour les Russes. On était 2 simples à 2 et 1 set partout dans le double décisif, trop cruel, Amélie a perdu les pédales… Mary a été ENORME.