Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.
TAM’S KAFFE 5, place des frères Lamennais.
La terrasse de ce café donne sur la place, ce matin, elle est très ventée et je crois que pour la majorité des gens, il fait froid. A l’autre bout de la terrasse, face à moi, un couple de trentenaire est attablé ; il me semble qu’ils petit-déjeunent. 10mn environ que je suis là, quand un couple d’anciens passe dans la rue devant le café et marque un temps d’arrêt devant une voiture garée. Immédiatement la femme du couple en terrasse, bondit et demande à l’ancienne : »il a bougé, y’a un souci ? ». Moi, je me dis, qu’il doit y avoir un chiot, super mignon, dans la voiture, qui gratte la fenêtre pour rejoindre ses maîtres.
« Non, non répond l’ancienne ; mais j’ai vu un bébé et je me suis.. », aussitôt coupée par la femme de la terrasse : « Ne vous inquiétez pas, on est là, on le surveille ». Puis chacun reprend son activité ; les anciens, leur marche quotidienne, saine, celle qui entretient et les jeunes, en terrasse, leurs boissons et leur guide du Routard en fumant une clope. Quant au bébé, je ne vois même pas la voiture, de ma place, mais je suis certain d’une chose : il ne mourra déshydraté, de chaleur. J’ajouterai, aussi, qu’en partant, et en passant devant la voiture en question, il n’était pas possible d’apercevoir le bébé, à partir de la terrasse, la voiture, oui, mais le bébé derrière les vitres, non.