Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Il faut savoir lire et surtout accepter les messages que nous envoient le doute ou la peur. Raconter encore et encore, comme une thérapie.

Publicité

Nuits en enfer

 

Dés l'entrée dans la chambre, dans la pénombre de la nuit naissante, l'atmosphère était différente, quelque chose avait changé.

Une fois grimpé sur le lit, j'ai été comme transporté dans un autre lieu, avec de nouvelles têtes.

Dans mon imaginaire, j'étais dans une campagne anglaise, dans une île. Aux quatre coins de cette île, se trouvait quelqu'un et à chaque changement de position, à chaque retournement nocturne, j'étais face à une nouvelle tête, une nouvelle histoire; je me souviens d'avoir discuté à voix haute, il me semble pour trouver des solutions à des situations aux apparences insurmontables.

Le réveil a sonné, assis sur le rebord du lit, j'avais le souvenir de discussions, mais pas de leurs contenus, de personnes, mais pas de visages.

Cette expérience s'est reproduite les 2 nuits qui ont suivi.

A la quatrième nuit, le décor a changé. Mon lit était devenu le lit d'un fleuve. Un fleuve, sans eau, qui semblait descendre de très haut, de si haut, qu'il m'était impossible d'apercevoir le sommet.

La vision était apocalyptique, les eaux avaient été remplacées par un flot ininterrompu de corps mutilés, démembrés parfois, qui coulait.

Je tentais par tous les moyens de me maintenir, pour ne pas suivre les corps qui dégringolaient. En me retournant, je croisais quelquefois le regard d'un autre vivant, tentant les mêmes manœuvres que moi pour rester en place. Chaque décision de mouvement pouvait soit me faire chuter, soit me faire gagner quelques mètres vers le haut.

2 nuits durant, j'ai tenté de m'accrocher dans cet improbable fleuve, pour remonter vers je ne sais quoi. Ce qui est « marrant » si j'ose m'exprimer ainsi, c'est que rien de précis, quant aux visages ou aux conversations, ne soit resté gravé en moi !

C'est toujours le réveil qui me sortait de là au matin.

 

Pas d'alcool, pas de drogues, non, il n'est question que de fièvre, forte soit, mais que de fièvre.

Comme rien n'est ni tout blanc, ni tout noir, surtout pas les méandres du cerveau, la chasse aux interprétations est ouverte...

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article